Chambre Syndicale des Entreprises d'Equipement Electrique

Salon Interclima+Elec - 6 février 2008

Le 6 février 2008, à l'occasion de la tenue du salon Interclima+Elec, la CSEEE organisait une rencontre d'intervenants de la filière (installateurs, bureau d'études, énergéticiens, constructeurs de matériel) sur le thème « Positionnement des électriciens sur le marché des énergies nouvelles et de la performance énergétique ».

Performance énergétique et ENR : une mission pour l'électricien

Quelle est la place de l'électricien sur le marché des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique ? Aborder cette question montre avant tout que la mise en œuvre des ENR nécessite plus que jamais des échanges et entre les différents corps de métiers du bâtiment. Dans ce contexte, l'électricien doit repousser les limites de ses compétences et aussi être capable de trouver les relais d'expertise. L'électricien doit aussi développer son argumentation technico-économique vis-à-vis des clients afin de valoriser les solutions sous forme de bilans financiers. C'est à ce prix qu'il pourra répondre aux besoins des clients. Mais avant cela, l'électricien peut dès à présent commencer par optimiser les installations sur lesquelles il intervient, grâce à la mesure des consommations, puis en installant des systèmes actifs de gestion des énergies et enfin recourir aux ENR.

« Bénéficiant actuellement d'une dynamique générale de marché relativement forte, l'électricien voit arriver en perspective un potentiel considérable : la gestion de l'énergie. Comment ce professionnel va-t-il trouver sa nouvelle place, au cœur d'un marché où il est déjà présent en grande partie ? », lance en introduction Emmanuel Gravier, président de la CSEEE, pour qui deux principaux axes se dégagent :
- Les services : car on ne répond pas à une problématique énergétique sans une solution de service en complément des aspects techniques ;
- La filière : l'électricien n'est pas seul à aborder ce sujet. Le distributeur d'énergie, les fabricants, les bureaux d'études... tout comme d'autres intervenants et corps techniques du second-œuvre sont concernés à juste titre.

« Ce qui se prépare s'apparente à une véritable révolution ! Occupés au quotidien à gérer nos entreprises, nous n'avons pas encore bien pris conscience de toutes les conséquences qui vont en découler ! », ajoute Christian Lassalle, vice-président de la CSEEE, directeur d'Industelec.

L'électricien doit-il devenir le chef de fil des projets d'efficacité énergétique ?

Emmanuel Gravier, CSEEE - « Je ne pense pas qu'il y ait un chef de file quant à la question énergétique. Car toute la filière est concernée. Toutefois, l'approche du client final reste essentielle... L'électricien est en contact directement avec lui. En revanche, ce sont bien les fournisseurs d'énergie et les constructeurs d'équipements qui créent l'offre. Dans cet échiquier, nous souhaitons simplement avoir notre place en tant que petites, moyennes et grandes entreprises d'installation. Nous sommes au contact du client final, et du point de vue marketing, c'est capital ! »

Sous quels angles l'électricien doit-il aborder le marché de l'efficacité énergétique ?

Ludovic Frantz, directeur commercial France de Schneider Electric - « Le bâtiment est aujourd'hui le deuxième secteur le plus consommateur d'énergie derrière le transport, et devant l'industrie. Entre 1990 et 2005, l'industrie a réduit ses consommations, tandis que le bâtiment a enregistré une hausse de près de 15 % de sa consommation d'énergie !
Le parc des bâtiments existants ne se renouvelle qu'à hauteur de 1 % par an. Ainsi, en 2050, 50 % des bâtiments qui seront en service existent déjà aujourd'hui. Comment faire alors pour mettre à niveau ce parc ? Doit-on inciter à isoler le bâti ou prendre en compte des solutions d'efficacité énergétique active ? Sur ce deuxième point la filière électrique a un rôle important à jouer ! »

Quels impacts cela aura-t-il sur le métier de l'installateur ?

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « L'électricien doit impérativement s'orienter sur la maîtrise des solutions énergétiques actives, par opposition aux solutions passives intrinsèques au bâti. Cela consiste à faire interagir les charges de façon intelligente, selon des scénarios réels et une correction permanente liée à l'activité dans le bâtiment. De telles solutions placent l'installateur en bonne position vis-à-vis du client.
Certains promoteurs immobiliers commencent à considérer cela comme un facteur de différenciation. La maîtrise de la performance énergétique active permet aussi de mieux approcher les collectivités et les maîtres d'ouvrage, car la valeur ajoutée et le positionnement de l'entreprise sont tout autres. Il ne s'agit plus de tirer des câbles, mais de diminuer les charges d'exploitation du bâtiment. C'est aussi un facteur important pour l'image de l'entreprise.

Comment EDF aborde les aspects d'efficacité énergétique ?

Jacques Seguy, directeur du développement de la division services éco efficacité énergétique d'EDF - « La DSEEE (Division Services Eco Efficacité Energétique), division récemment créée au sein de la division commerce d'EDF, a en charge le développement des services liés à  “l'éco efficacité énergétiquee”. éco” signifie que l'énergie produite génère peu de CO2 (95 % de l'énergie produite par EDF n'en génère pas). En aval, nous devons être capables de proposer à nos clients des solutions à base d'énergie renouvelable telles que l'électricité photovoltaïque, l'utilisation de pompes à chaleur...). L'efficacité énergétique concerne des solutions permettant d'optimiser les consommations, sur des bases économiquement viables. Nous proposons donc une triple efficacité, environnementale, énergétique et économique. »

Pourquoi vous positionnez-vous ainsi ?

Jacques Seguy, EDF - « En 2006, 78 % de nos clients interrogés dans le cadre d'un questionnaire de l'observatoire de l'Ademe, déclaraient avoir pris conscience qu'il fallait modifier de façon significative leur mode de vie pour prendre en compte les problématiques environnementales de réchauffement climatique. 71 % de ces clients déclaraient être intéressés par les énergies renouvelables. Face à cette prise de conscience générale, nous devions nous positionner clairement sur l'éco efficacité énergétique. Cette démarche n'est pas un effet de mode pour EDF, mais un engagement à l'image de ce que nous proposons à nos clients industriels depuis une quinzaine d'années : apporter des conseils pour réduire la facture énergétique. Car le kWh le moins polluant reste celui que l'on ne consomme pas ! »

L'avenir d'EDF passe-t-il par sa capacité à vendre moins de kWh ?

Jacques Seguy, EDF - « Oui, car il n'y a aucunes raisons de penser que les prix de l'énergie baisseront à terme. L'énergie à un coût. Aujourd'hui, un acteur qui ne propose pas d'offre d'accompagnement permettant de gérer les consommations de façon optimale se place hors du marché ! »

Quelles sont vos offres “éco efficaces” ?

Jacques Seguy, EDF - « Aujourd'hui, nous disposons de plusieurs gammes d'offres aussi bien pour nos clients professionnels que pour les particuliers. Au moyen d'audits plus ou moins approfondis réalisés auprès de nos clients, nous identifions des pistes d'économie d'énergie et de réduction de CO2. Nous les aidons à définir et à mettre en œuvre des solutions adaptées à leurs installations, éventuellement accompagnées de financements.

Parmi les offres de fourniture d'EDF, nous proposons :

- l'offre kWh équilibre pour laquelle une partie de l'électricité fournie provient d'énergies renouvelables ;

- des offres qui permettent un suivi des consommations des clients, sachant que tout ce qui se mesure peut-être amélioré ;

- des offres de conseil, d'audit et de diagnostic qui permettent de travailler sur l'identification de gains énergétiques et la réduction des sources de production de CO2, notamment chez les clients industriels soumis à quota d'émission ;

- des solutions intégrées, globales en termes d'efficacité énergétique et d'ENR, en partant du diagnostic, jusqu'à la maintenance et au financement ;

- des contrats de performance énergétique, adaptés à nos clients du tertiaire public, permettant de financer les investissements nécessaires à l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments par les économies d'énergie réalisée  ;

- sur le marché résidentiel, nous avons également des offres de conseil et d'audit constant les énergies renouvelables. Nous venons d'ailleurs de lancer le “Conseil solaire” pour aider nos clients particuliers à mieux cerner l'ensemble des aides et des raccordements possibles, face à la complexité des montages de dossiers. »

Comment travaillez-vous avec les professionnels du bâtiment ?

Jacques Seguy, EDF - « L'ensemble de ces initiatives n'est pas mené par EDF seul. Pour cela nous nous appuyons sur une filière qualifiée et compétente. Ce défi ne pourra être relevé que si nous travaillons ensemble, notamment sur les aspects de formation. À cet égard EDF, en partenariat avec la FFB et l'Ademe, sous l'égide de l'ATEE, a pris l'initiative d'organiser une formation à destination des professionnels du bâtiment. Notre objectif est de former 50 000 professionnels d'ici 2009, à la prise de conscience, à l'intégration et aux enjeux de l'efficacité énergétique dans le bâtiment. Nous devons aussi réfléchir à la façon d'élargir ces formations à d'autres intervenants de la chaîne de valeur au-delà des entreprises directement impliquées dans la construction. »

Comment agissez-vous pour que les intervenants travaillent plus facilement ensemble, dans le cadre de solutions techniques de plus en plus interconnectées et axées sur la performance énergétique ?
Jacques Seguy, EDF - « La formation est une composante importante pour la création de ces liens. Nous avons aussi développé des processus d'apport d'affaires à nos partenaires qualifiés qui établissent ses liens avec les bureaux d'études et les installateurs. »

Efficacité énergétique : Une chance pour l'installateur ?

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « Une véritable opportunité ! L'installation électrique n'a jamais été aussi complète et performante ! Cela doit contribuer à rendre la filière parfaitement légitime dans ce domaine. L'installateur doit chercher à devenir le référent de son client pour les questions liées à la performance énergétique au travers d'un accompagnement. Il est l'interlocuteur qui connaît les enjeux et les problématiques du client final. Tout ce contexte doit permettre de capter la mise en œuvre de solutions bien au-delà de l'installation traditionnelle. »

Comment se lancer sur ce marché ?

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « Il faut avant tout considérer trois étapes incontournables :

- La mesure pour connaître les consommations. Les gains immédiats peuvent atteindre 10 % de cette consommation ! ;

- L'optimisation : par exemple à l'aide de condensateurs pour limiter l'énergie réactive ou encore avec la variation de vitesse au niveau des entraînements ;

- Le contrôle : régler un problème ponctuellement ne suffit pas, car les mauvaises habitudes resurgissent rapidement. Un progrès ponctuel de consommation a toutes les chances d'être anéanti, face à l'évolution des usages du bâtiment. La mise en œuvre d'un système intelligent de pilotage va en revanche permettre de tenir compte de l'évolution des consommations pour adapter par exemple une stratégie de délestage.
Demain, nous devrons mettre en œuvre des bâtiments à énergie positive, dans un contexte où l'énergie coûtera de plus en plus cher. Les solutions photovoltaïques seront sans doute les plus fréquemment utilisées pour réaliser des bâtiments à énergie positive. »

Les compétences devront-elles se limiter à la technique ?

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « Lorsque l'on vend une installation photovoltaïque, on ne vend pas uniquement du matériel, mais un retour sur investissements, c'est-à-dire un produit financier que les clients achètent souvent pour des raisons fiscales ou idéologiques.
La première action que l'installateur peut lancer dès à présent, c'est la vente et l'installation de systèmes de mesure, en arrivant à convaincre ses clients que la maîtrise des consommations passe d'abord par la mesure. Ensuite, il s'agit de voir ensemble comment valoriser des performances financières et économiques et non plus seulement techniques. On ne vend plus seulement de la continuité de service, mais du retour sur investissements, ce qui constitue une approche différente de celle habituellement pratiquée par les professionnels. »

L'orientation multi compétence de l'installateur est-elle une solution ?

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « Il n'y a pas d'opposition à cela. Toutefois, le marché, certes en développement, reste limité. Rien n'empêche un électricien de s'associer à un couvreur ou à un étancheur. C'est même certainement une solution efficace, bien qu'elle soit rarement mise en pratique. Par ailleurs, depuis quelques années, en dehors du fait que se développent les ENR, les entreprises sont de moins en moins spécialisées sur un seul domaine. Elles élargissent leur métier de base via des développements internes ou des partenariats avec d'autres entreprises. »

L'électricien, naturellement au centre de la question énergétique ?

Michel Ramondy, installateur conseil en énergies - « L'installateur électricien est le professionnel le plus présent sur la durée d'un chantier ! Il est présent au moment de la mise en place des terres, jusqu'à la remise des clefs au client. Il a par ailleurs la mission d'apporter l'énergie à tous les corps de métier qui interviennent dans l'acte de construire.

Quelle place pour l'électricien ?

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « Derrière les compétences d'installation se trame une véritable bagarre. Car les installateurs électriciens ne sont pas seuls sur le terrain. Il existe un label QualiPV qui concernait 50 entreprises en 2007 et qui devrait en concerner 2 000 cette année ! Prochainement, ce label devrait s'ouvrir aux électriciens, de même qu'aux couvreurs et aux étancheurs. Les acteurs de la filière électrique ont ici une véritable place à prendre !
L'électricien est sans doute l'acteur de l'efficacité énergétique active le plus légitime ! Cela touche directement son cœur de métier. Mais s'il ne s'implique pas, d'autres le feront à sa place... Nous n'attendrons pas la filière électrique ! »

Un rôle d'ensemblier ?

Christian Lassalle, vice-président de la CSEEE - « Effectivement, le rôle d'ensemblier est au cœur du débat. Car le métier d'électricien ne suffit plus à la maîtrise de la gestion énergétique, et encore moins à celle des énergies renouvelables. Deux problématiques apparaissent : d'une part les énergies renouvelables et d'autre part l'efficacité énergétique.
Dès lors que l'on souhaite qu'un projet se déroule efficacement, cela nécessite le rapprochement de plusieurs métiers : couvreurs, chauffagistes, spécialistes de la climatisation, architectes et au sens large l'ensemble de la filière bâtiment. L'électricien, dans son rôle fédérateur autour de l'énergie électrique, va devoir coordonner plusieurs de ces métiers.

L'industrie n'est-elle pas précurseur de cette tendance dans le bâtiment ?

Christian Lassalle, CSEEE - « C'est exact, il y a une trentaine d'années, dans le métier de l'électricité industrielle, le client réalisait ses études. De notre coté, nous assurions la mise en œuvre conformément à ce cahier des charges. Aujourd'hui, nous sommes automaticiens et participons à des projets d'ensembliers, notamment à la réalisation de machines spéciales et d'outils de production. Nous avons été pour cela contraints de nous doter de compétences de chefs de projet et d'ingénieurs, capables d'aborder des sujets plus vastes que ceux qui sont liés à l'électricité.
Aujourd'hui ; j'ai le sentiment d'être face de cette problématique dans le bâtiment. Le professionnel qui a fait l'effort de développer ses connaissances et ses capacités, devra récolter la maîtrise globale du projet et inciter les partenaires à ce qui est essentiel pour le client, à savoir la performance énergétique. Je vous engage tous à faire cet effort de recrutement et de formation en interne, pour intégrer des capacités d'ingénierie forte dans ce domaine. »

Les électriciens sont-ils préparés à cela ?

Christian Lassalle, CSEEE - « Voyons les choses en face : la moyenne de nos entreprises n'est encore prête à aborder ce niveau de maîtrise pour l'ensemble de la conception technique. »

Que dire de l'aspect économique des projets ?

Christian Lassalle, CSEEE - « Il faut également prendre en compte les notions de fiscalité, de calcul d'investissements et d'analyse alternative de la rentabilité des investissements. Nous sommes encore moins préparés à cela. C'est pourquoi j'engage les entreprises à enrichir leurs connaissances pour se développer de façon globale, face aux clients qui sont parfois des acheteurs ou des directions financières.
Il faudra être capable de soutenir un discours face à ces interlocuteurs. L'ingénierie financière, ou un minimum de capacités d'analyse, doit venir compléter l'ingénierie technique. Pour cela, il existe aussi des capacités d'accompagnement, notamment chez les fournisseurs d'énergie et chez les constructeurs. »

Du watt à l'euro...

Ludovic Frantz, Schneider Electric - « Il faut adopter une approche qui permette de valoriser les solutions en euros vis-à-vis du client final. C'est l'installateur électricien qui est le mieux placé, car il a connaissance des budgets et des attentes de son client ! »

Le dialogue entre métiers est-il une des clés ?

Philippe Liot, bureau d'études AR Consultants - «  L'électricien possède des atouts, notamment parce qu'il maîtrise une grande partie des techniques. Il fait preuve de plus de capacités en climatisation que le climaticien en électricité ! C'est pour moi une évidence.
On parle de mesure et de report d'information à distance... Pourtant, on entend souvent dire que les systèmes de gestion technique ne marchent pas. De tels problèmes sont rarement la faute des électriciens. Les causes remontent aux erreurs, voire à l'absence d'études sérieuses ! Pour avoir travaillé avec les différents métiers en présence dans ce domaine, je peux dire que ces problèmes résultent souvent d'un manque de communication entre les différents bureaux d'études. Souvent par manque de temps.
A l'opposé, lorsque l'on construit en coordination avec l'architecte et le mainteneur dès le début, les choses marchent beaucoup mieux ! De plus, une gestion technique opérationnelle très tôt sur un chantier, sert aux électriciens. Elle permet de tester des fonctions du bâtiment, comme les groupes électrogènes, les centrales de traitement d'air, les groupes froid... Elle est là pour ça ! »

Comment s'adapter au mieux à ces évolutions ?

Philippe Liot, bureau d'études AR Consultants - «  Il faut se former, mais sans vouloir devenir expert en tout. Soyez mesurés sur les ambitions de formation et de maîtrise des compétences. Je vois mal un électricien devenir banquier ou assureur ! En revanche connaître les principes et savoir s'appuyer sur une expertise extérieure, oui ! »

La vision d'ensemble fait la différence...

Christian Lassalle, CSEEE - « Malheureusement, on aborde trop souvent les problématiques d'énergie par les systèmes et les équipements. Pourtant, le client attend une analyse d'ensemble des énergies. Il faut un minimum de formation pour savoir trouver les bons niveaux d'expertise chez l'ensemble des partenaires. L'approche des projets en électricité ne doit pas se faire uniquement par les composants. Essayons de nous élever au niveau de l'analyse fonctionnelle du patrimoine. »

Prendre conscience de son rôle...

Jacques Seguy, EDF - « Cette approche de performance énergétique pousse à réfléchir globalement dans un contexte “système”. Un des enjeux en matière de formation réside dans le fait que chaque métier prenne conscience de l'impact qu'il peut avoir sur un bâtiment, en interférence avec les autres spécialités... Tout en dépassant les limites de ses propres domaines de compétence. »

Le mouvement est en marche...

Emmanuel Gravier, président de la CSEEE - « Le mouvement vers l'efficacité énergétique et les énergies renouvelable est en marche ! Nous incitons aujourd'hui l'ensemble de nos adhérents à adopter une conduite pro-active, à s'informer et à se former. Nous savons pourtant que cela n'est pas toujours facile pour des entreprises de petites structures, avec un quotidien relativement chargé et des difficultés réelles à résoudre en permanence. Par ailleurs il convient de rappeler qu'il n'existe pas de solution unique, face à un enjeu de cette dimension ! »